Le Cap donne sa première base à la route qui contourne l'Afrique

Huit places de 30 à 90 mètres, ouvertes en novembre
Le 16 juillet, Damen Shipyards Cape Town a soudé les premiers aciers de structure de six pontons flottants conçus sur mesure dans le port du Cap, marquant le lancement officiel de la production. Damen indique que le projet à 230 millions de rands est achevé à environ 45 pour cent et doit s'achever le 31 octobre, pour une ouverture officielle le 1er novembre. La directrice générale Hermoine Manuel y voit le projet de marina le plus avancé techniquement jamais mené par le chantier.
Pour un propriétaire, le chiffre qui compte est celui de huit places, six en amarrage cul à quai et deux le long du ponton, dimensionnées pour des yachts de 30 à 90 mètres, sur des pontons flottants équipés en électricité, en eau et en Wi-Fi. Il s'agit d'une infrastructure locale plutôt que d'une vitrine importée: Damen a orienté 76 pour cent de ses dépenses d'approvisionnement vers des fournisseurs sud-africains, un chiffre sur lequel insiste le V&A Waterfront.
Pourquoi la route du Cap avait besoin d'une base
Le Cap se trouve sur l'une des dernières grandes étapes hauturières dépourvue de marina dédiée aux superyachts, ce passage entre l'Atlantique et l'océan Indien qu'empruntent les propriétaires lorsqu'ils contournent l'Afrique plutôt que de passer par la mer Rouge. Le trafic progresse régulièrement depuis 2009, et le V&A Waterfront déclare avoir accueilli 35 yachts lors de la saison 2024/25, dont beaucoup sont restés de six mois à un an.
Les places jouxtent de vraies capacités de chantier. Quay 7 dispose d'un accès direct au Syncrolift et au Robinson Dry Dock pour la réparation et le refit, et du carburant sous douane sera disponible à Elbow Quay via l'installation FFS. Pour un propriétaire qui envisage un hiver dans l'hémisphère sud ou un tour du monde sans hâte, cette combinaison de place de port, de carburant et de cale sèche sur un même site constitue l'argument concret.
Une adresse Gold Anchor à la pointe de l'Afrique
Quay 7 n'est qu'un élément de l'extension du quartier de Granger Bay, chiffrée à 20 milliards de rands (environ EUR 1 milliard), et sera la première marina pour superyachts accréditée Gold Anchor de la région. Andre Blaine, dirigeant du V&A Waterfront, a situé l'objectif au-delà du loisir en décrivant le projet comme une 'infrastructure économique'. Le directeur général Graham Wood invoque la croissance régulière des escales de superyachts depuis 2009 pour expliquer qu'il s'attend à voir les places se remplir.
Une logique de basse saison sous-tend également ces huit places. Quand les yachts repartent, le même plan d'eau sert à l'exportation et à la mise en service des catamarans construits au Cap, parmi lesquels ceux de Robertson and Caine, Two Oceans Marine et Balance Catamarans. C'est ce double usage qui permet au V&A de justifier une base pour superyachts sur un marché qui compte encore ses arrivées annuelles par dizaines, et c'est la garantie qu'un propriétaire attend avant de construire une saison autour de cette escale.