Un Azimut de 25 m a coulé à Marseille après un incendie parti d'un autre bateau

Ce qui s'est passé
Le sinistre s'est déclaré vers 10 h 30 le matin du dimanche 5 juillet 2026 dans le Vieux-Port, le bassin historique du centre de Marseille. La presse locale indique qu'il a commencé à bord d'un bateau à moteur d'environ 12 mètres et s'est propagé aux unités voisines, parmi lesquelles le Forty Two, de 25,2 mètres. Le petit bateau comme le yacht ont coulé.
Les marins-pompiers de Marseille, le bataillon de lutte contre l'incendie qui constitue la plus grande unité de la Marine nationale, ont engagé 150 marins-pompiers et 37 engins. Le bataillon a déclaré l'incendie maîtrisé en milieu de journée. Les secours ont pris en charge quatorze personnes au total, dont six ont été conduites à l'hôpital pour des brûlures légères, d'autres ayant été traitées pour inhalation de fumée. Parmi les personnes concernées figuraient des occupants des bateaux, deux policiers et un agent de sûreté portuaire. Les autorités n'ont pas communiqué la cause.
Le yacht
Forty Two a été livré en 2023 par Azimut et fait partie des 29 coques de la série Magellano 25M RPH. Il mesure 25,22 mètres hors tout pour une largeur de 6,30 mètres, est construit en composite verre-résine et carbone, et repose sur une carène semi-déplacement à double mode, dessinée à l'extérieur par Ken Freivokh, avec un concept d'aménagement intérieur de Vincenzo De Cotiis. L'aménagement compte quatre cabines invités et deux pour l'équipage, avec des moteurs MAN V12 donnés entre 1 400 et 1 550 hp.
Selon BOATPro, il était arrivé dans le port le vendredi 3 juillet. Un yacht de série de trois ans, sorti de l'un des plus grands constructeurs d'Europe, amarré depuis deux jours, est devenu une perte totale implicite en moins de quatre-vingt-dix minutes.

Le risque qu'un propriétaire ne peut pas piloter
Rien dans les comptes rendus ne laisse penser à une défaillance à bord du yacht. C'est précisément ce qu'il faut en retenir. Dans un bassin urbain dense, la charge calorifique qui menace un yacht se trouve sur les bateaux qui l'entourent, et elle échappe à son propre plan d'entretien, à la formation de son propre équipage et à ses propres installations fixes.
La physique est sans pitié dans ce cadre. Des coques en composite, du carburant à bord de chaque unité, des bateaux amarrés bord à bord à quelques mètres les uns des autres, et un accès des engins terrestres limité par la configuration du quai. Marseille dispose d'un service professionnel de lutte contre l'incendie sur l'eau en quelques minutes, ce que peu de ports méditerranéens peuvent offrir, et deux bateaux ont quand même coulé.
Ce que cela veut dire pour l'assurance et le choix d'une place
Un sinistre de cette nature est en même temps un dossier corps, une opération d'enlèvement d'épave et une exposition pollution, dans un port en exploitation qu'il faut rouvrir au trafic. Le coût de l'enlèvement est fixé par la difficulté de l'opération et par la pression à dégager le bassin, et il n'a rien à voir avec ce que valait le bateau le matin où il a brûlé.
Pour un propriétaire, les questions pratiques sont étroites et ont une réponse. Savoir si la police couvre l'enlèvement de l'épave et la pollution séparément de la valeur du corps. Savoir si le yacht est amarré là où un incendie sur un bateau voisin peut être isolé. Savoir si quelqu'un à bord a parcouru le ponton et repéré comment le déplacer de sa place sans moteurs si le bateau situé deux places plus loin se met à brûler un dimanche à dix heures du matin.

La série
C'est le deuxième été consécutif où un incendie dans un port français encombré aboutit à une perte totale. En juillet 2025, le Sea Lady II, 41 mètres, a pris feu peu après son amarrage à Saint-Tropez, a partiellement coulé à sa place et a ensuite été renfloué par le navire de relevage Hebo-Lift 2, les sauveteurs indiquant qu'il serait probablement démoli.
Aucune des deux causes n'a été rendue publique et les deux événements sont sans lien. Ce qu'ils ont en commun, c'est le décor. Les deux yachts étaient à quai dans un port très fréquenté au coeur de la saison, les deux incendies se sont propagés plus vite que le bateau ne pouvait être déplacé, et dans les deux cas le port lui-même est devenu une partie du sinistre.