L'Azimut Fly 70 réduit le bruit du groupe électrogène de 5 dB avant Cannes

Qu'est-ce que l'Azimut Fly 70, et pourquoi fait-il sa première à Cannes en 2026 ?
Le Fly 70 est le nouveau navire amiral flybridge d'Azimut dans la catégorie des 70 pieds, construit en carbone et doté d'un système de réduction des émissions du groupe électrogène qu'Azimut présente comme une nouveauté pour cette taille de bateau, et il fera sa première mondiale au Cannes Yachting Festival du 8 au 13 septembre 2026.
Azimut a confirmé les caractéristiques et la première à Cannes du Fly 70 sur son propre site le 4 septembre 2026, quatre jours avant l'ouverture du salon. Le bateau mesure 21,47 mètres (70 pieds 5 pouces) hors tout pour 5,46 mètres (17 pieds 1 pouce) de largeur maximale, avec des aménagements pour quatre cabines plus une cabine équipage. Deux moteurs à propulseurs orientables Volvo Penta IPS 1350 le propulsent à une vitesse maximale annoncée de 31 noeuds, un chiffre également repris par des médias nautiques indépendants couvrant la même première à Cannes. L'IPS est un système de propulseur orientable tourné vers l'avant plutôt qu'une transmission à ligne d'arbre, et l'avantage pratique pour un armateur n'a rien à voir avec la vitesse maximale : il permet de manoeuvrer et d'accoster au joystick, sans qu'un propulseur d'étrave fasse l'essentiel du travail, ce qui compte bien plus au quotidien que la différence entre 29 et 31 noeuds.
La coque et la superstructure utilisent ce qu'Azimut appelle Carbon Tech Generation, un usage étendu de la fibre de carbone destiné à retirer du poids de la structure pour le restituer en volume intérieur, sans relever le centre de gravité du bateau. C'est là le véritable intérêt de construire un 70 pieds en carbone plutôt qu'en simple polyester stratifié : plus d'espace utilisable à longueur et stabilité égales, ce qui est précisément ce qu'un armateur recherche en achetant de la longueur.

Que fait vraiment le Silent Technology Pure d'Azimut au mouillage ?
Le nouveau système de filtre à particules et de silencieux qu'Azimut monte sur la ligne du groupe électrogène, commercialisé sous le nom Silent Technology Pure, réduit les émissions de particules de 95 pour cent et le bruit du groupe électrogène de plus de 5 dBA, une modification visant précisément les heures passées au mouillage plutôt que la navigation.
La plupart des annonces de performance sur un nouveau modèle flybridge concernent les moteurs qui font avancer le bateau. Celle-ci concerne le moteur qui ne le fait pas : le groupe électrogène qui alimente la climatisation, les équipements de cuisine et l'électricité de bord une fois les moteurs principaux coupés et l'ancre mouillée. Selon Azimut, la combinaison du filtre et du silencieux élimine 95 pour cent des émissions de particules et réduit le bruit audible du groupe électrogène de plus de 5 dBA, une réduction suffisamment nette pour se faire sentir par une personne assise au cockpit arrière, pas seulement sur un sonomètre.
La logique commerciale est limpide, même si le chantier ne la présente pas ainsi. Les marinas et mouillages de Méditerranée durcissent depuis plusieurs saisons leurs exigences sur les émissions et le bruit à quai, et un groupe électrogène plus silencieux et plus propre au mouillage constitue un vrai critère de différenciation pour un armateur comparant des flybridges de la même catégorie, dont la plupart tournent encore avec des groupes électrogènes standards sans filtration comparable.

Quel choix de configuration de cockpit un armateur fait-il sur le Fly 70 ?
Azimut propose le Fly 70 avec deux configurations de plage arrière distinctes sur la même coque : un cockpit Extended Terrace avec une table à dîner pour huit derrière un garde-corps transparent à l'arrière, ou un Beach Cockpit avec un tableau arrière synchronisé qui crée un bain de soleil abaissé au niveau de l'eau.
C'est la partie du cahier des charges qu'un armateur signe vraiment, car elle change la façon dont le bateau est utilisé, pas la façon dont il est construit. La configuration Extended Terrace conserve la plage arrière comme un espace de réception formel, le garde-corps transparent préservant la vue sur la mer tout en délimitant un espace repas pour huit personnes. Le Beach Cockpit échange cette formalité contre un tableau arrière à ouverture synchronisée et une banquette abaissable au niveau de l'eau, transformant la même surface en prolongement de la plateforme de bain pour une famille qui mouille plus souvent qu'elle ne dîne formellement.
Azimut n'a pas précisé quelle configuration équipera le bateau exposé au Jetée Sud à Cannes, et les deux options ne cohabitent pas sur une même coque : l'armateur en choisit une à la commande. C'est un véritable compromis, pas un argument marketing, et c'est exactement le genre de décision que cette rédaction attend des acheteurs qu'ils pèsent selon leur usage réel du bateau, pas selon la façon dont il se photographie.

À quoi ressemblent le flybridge et l'intérieur de l'Azimut Fly 70 ?
Le flybridge déploie un plan ouvert à 360 degrés avec bain de soleil avant, dinette centrale en C avec bar, et terrasse arrière sous un hardtop en polyester stratifié, tandis que l'intérieur, signé Fabio Fantolino aux côtés du designer extérieur Alberto Mancini, mise sur la pierre et le daim plutôt que sur le brillant.
Alberto Mancini a dessiné les lignes extérieures, qu'Azimut décrit comme sportives mais pensées pour un usage familial plutôt que pour un style purement performance. Fabio Fantolino a conçu l'intérieur, qu'Azimut qualifie d'éclectisme raffiné : un pont principal avec des canapés se faisant face devant des baies panoramiques, fini en daim marron et moquette sur mesure, avec une table basse en marbre Green River et un plateau de table à manger en marbre Taj Mahal. Ces choix de matériaux sont la description qu'Azimut donne elle-même du bateau exposé à Cannes, pas encore le constat d'un testeur indépendant.
Le flybridge lui-même est pensé pour un usage extérieur réel plutôt que pour un simple bain de soleil symbolique : bain de soleil avant, dinette en C avec son propre bar au centre du bateau, et une terrasse arrière séparée, le tout sous un hardtop dont les montants verticaux sont le seul détail de style extérieur qu'Azimut choisit de mettre en avant avant le salon. Sur un 70 pieds, trois zones de vie distinctes sur deux ponts constituent un usage significatif de la longueur, et c'est un aménagement qui ne fonctionne que si le gain de poids du carbone décrit plus haut se confirme réellement en mer.
Qu'est-ce qu'Azimut n'a pas encore publié, et quel est le vrai compromis du Fly 70 ?
Azimut n'a publié ni prix, ni vitesse de croisière, ni essai en mer indépendant pour le Fly 70, et le compromis honnête est que ses deux avancées principales, la coque en carbone et la filtration du groupe électrogène, sont réelles toutes les deux mais qu'aucune n'a été vérifiée en dehors des déclarations du chantier.
Personne en dehors d'Azimut n'a encore piloté ce bateau. La vitesse maximale de 31 noeuds vient du chantier et a été reprise par les médias qui ont couvert le même communiqué de presse, sans mesure indépendante ; au moment de la rédaction, aucune vitesse de croisière, autonomie ou consommation n'a été publiée, et aucun prix n'a été annoncé. C'est normal pour un bateau à quatre jours de sa propre première mondiale, mais cela signifie qu'un armateur qui se décide aujourd'hui achète une fiche technique et un cahier des charges de design, pas un essai en mer.
Le compromis sous-jacent est bien réel. Une coque en carbone et un groupe électrogène filtré et silencieux augmentent tous deux le coût de construction, et Azimut n'a pas indiqué si le Fly 70 comporte une surprime par rapport à un flybridge polyester comparable de la même catégorie de longueur, dans sa propre gamme ou chez un concurrent. En échange, l'armateur obtient un bateau qui devrait tourner plus silencieusement au mouillage que presque tout le reste de sa catégorie, et davantage de volume intérieur qu'une coque plus lourde ne le permettrait, si les chiffres du chantier se confirment une fois les essais indépendants lancés après Cannes.
Les points forts et les points de vigilance
Points forts
- Une technologie vraiment nouvelle au mouillageUne réduction de 95 pour cent des émissions de particules et de plus de 5 dB du bruit sur la ligne du groupe électrogène cible les heures où un yacht est réellement occupé, pas seulement les performances en navigation.
- La construction carbone achète un volume réelLa justification donnée par Azimut, plus d'espace intérieur à longueur égale sans relever le centre de gravité, est un usage légitime de la fibre de carbone et non une simple étiquette marketing.
- Un vrai choix de configuration, pas une option cosmétiqueLes configurations Extended Terrace et Beach Cockpit servent des styles de navigation réellement différents, réception formelle contre vie de famille au mouillage, sur la même coque.
Points de vigilance
- Chaque chiffre vient du chantier lui-mêmeVitesse maximale, réduction des émissions et du bruit proviennent toutes du communiqué d'Azimut publié quatre jours avant le débuts public du bateau ; aucun essai en mer indépendant n'existe encore.
- Ni prix ni vitesse de croisière publiésUn armateur ne peut pas encore mesurer la surprime du carbone et de la filtration face à un flybridge comparable, car Azimut n'a communiqué ni le prix ni la vitesse de croisière, seulement la vitesse maximale.
- La solution anti-bruit n'aide qu'au mouillageLe Silent Technology Pure traite le bruit et les émissions du groupe électrogène ; il ne dit rien du bruit ou des performances en navigation, que la plupart des acheteurs de cette catégorie pèsent tout autant.
Informations pratiques
| Longueur hors tout | 21,47 m / 70'5" |
|---|---|
| Largeur maximale | 5,46 m / 17'1" |
| Aménagements | 4 cabines plus 1 cabine équipage |
| Motorisation | 2 x Volvo Penta IPS 1350 |
| Vitesse maximale | 31 noeuds (donnée du chantier, aucun essai en mer indépendant) |
| Construction | Carbon Tech Generation (coque et superstructure en fibre de carbone) |
| Réduction émissions groupe électrogène | 95pc de particules en moins (déclaration Azimut) |
| Réduction bruit groupe électrogène | Plus de 5 dBA (déclaration Azimut) |
| Première mondiale | Cannes Yachting Festival, 8-13 septembre 2026 |
| Pas encore publié | Prix, vitesse de croisière, autonomie et tout essai en mer indépendant |
Les questions auxquelles répond cet article
Que s'est-il passé ?
Azimut dévoilera le Fly 70 en première mondiale au Cannes Yachting Festival le 8 septembre, et la vraie nouvelle n'est pas la taille mais un filtre à particules et un silencieux montés sur la ligne du groupe électrogène. Pour un armateur qui passe ses soirées au mouillage, une réduction annoncée de 95 pour cent des particules et de 5 dB du bruit est le genre de donnée qui se ressent vraiment à bord, pas seulement sur une fiche technique.
Quels sont les points forts ?
Une technologie vraiment nouvelle au mouillage. Une réduction de 95 pour cent des émissions de particules et de plus de 5 dB du bruit sur la ligne du groupe électrogène cible les heures où un yacht est réellement occupé, pas seulement les performances en navigation.
À quoi un propriétaire ou un acheteur doit-il prêter attention ?
Chaque chiffre vient du chantier lui-même. Vitesse maximale, réduction des émissions et du bruit proviennent toutes du communiqué d'Azimut publié quatre jours avant le débuts public du bateau ; aucun essai en mer indépendant n'existe encore.
Qui a rapporté cette information ?
Azimut Yachts (official newsroom, 4 September 2026), Skipper on Deck (Cannes 2026 new-launches coverage), ActuNautique (3 September 2026).
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