Le 72m Ananda de Heesen inscrit un caisson hyperbare au programme

La première étude Heesen des nouveaux propriétaires mise sur le spa, pas la vitesse
Heesen a dévoilé Project Ananda, numéro de coque YN 21872, le 1er juin. Ce yacht acier de 72 mètres est la première étude présentée par le constructeur néerlandais depuis son rachat par Laurens Last en 2025, et il a été dessiné avec Sinot Yacht Architecture and Design. L'architecture navale est signée Heesen, les essais en bassin ayant été menés à l'University of Southampton. Heesen parle d'une plateforme Smart Custom, avec une pose de quille prévue en novembre 2026 et une livraison en 2030.
Heesen a bâti sa réputation sur des yachts rapides en aluminium. Ananda est en acier, plafonne à 16 noeuds et s'organise autour du confort et de l'autonomie plutôt que de l'allure. C'est tout le sens de cette présentation. Un nouveau propriétaire se sert du premier projet pour redéfinir ce à quoi sert un Heesen, et la réponse posée sur la table est un bateau plus lent, plus calme, guidé par le bien-être, qui se lit davantage comme un cahier des charges Sinot que comme un Heesen.
Un spa de 100 mètres carrés qui va jusqu'au caisson hyperbare
L'espace bien-être couvre environ 100 mètres carrés entre spa et beach club. Heesen annonce un sauna, un hammam, un bain de glace, une douche à neige, une salle de massage et de soins, une salle de soins médicaux séparée et un caisson hyperbare, avec un bar attenant. Une piscine en travertin communique avec un comptoir de type Teppanyaki. Une porte de coque au milieu du bateau s'ouvre sur une plateforme d'accostage desservie par un ascenseur central en verre.
Le caisson hyperbare et la salle de soins médicaux sont les détails qui comptent ici. Ils font passer le spa d'un ensemble d'agréments à quelque chose de plus proche d'une clinique, et poussent le cahier des charges au-delà des saunas et des bains froids, vers la récupération et le diagnostic. Pour les propriétaires qui passent de longues périodes à bord, l'argument est que le yacht peut désormais abriter le type d'infrastructure de santé pour lequel ils rentreraient autrement chez eux.


Deux suites de maître, autonomie hybride et l'arbitrage pour l'acheteur
Ananda se déploie sur cinq ponts et couche 12 invités dans six cabines. Il embarque deux suites de maître, un pont propriétaire avant en forme d'appartement avec bureau privé et une seconde suite de maître sur le pont passerelle, que Heesen destine à un usage multigénérationnel. La propulsion est hybride, deux moteurs MTU assurant une autonomie de 5 000 milles nautiques à 12 noeuds et une vitesse de pointe de 16 noeuds.
La seconde suite de maître est l'idée commerciale. Elle permet à un même bateau de servir un couple, une famille avec petits-enfants ou un propriétaire qui met en charter, sans refaire l'aménagement à chaque fois. Les acheteurs qui lisent la fiche ont un arbitrage clair. La vitesse et la coque aluminium disparaissent, et à leur place viennent l'autonomie, le silence de marche et un plan qui s'adapte à plusieurs profils de propriétaire. Reste la question ouverte de savoir si cela se revend aussi bien que les Heesen rapides, et 2030 est un horizon lointain pour trancher sur la direction que prend le cahier des charges.