SES Yachts fête ses 50 ans et se lance en semi-custom avec l'EPOQ 36m

Un chantier custom ouvre une porte vers le semi-custom
SES Yachts a passé cinq décennies à construire des voiliers et des yachts à moteur full custom, un par un. EPOQ est son premier pas dans le semi-custom, une gamme de trois modèles de 24 à 46 mètres, et le chantier commence par le 36 mètres. Cette coque est proposée en trois configurations de plateforme : une version split-deck et deux options tri-deck, de sorte qu'un propriétaire choisit un agencement au lieu de partir d'une feuille blanche.
L'argument de vente est une plateforme définie, avec un prix connu et un calendrier connu, face aux coûts et aux délais ouverts d'une commande unique. Ocean Independence est le partenaire de vente exclusif de la gamme, ce qui place un grand réseau de brokers derrière un chantier qui a surtout vendu en direct. Pour un premier acheteur chez SES, c'est une entrée à moindre risque chez un constructeur custom.
La coque, c'est l'argument des coûts d'exploitation
EPOQ repose sur la Fast Displacement Hull Form de Van Oossanen, une forme de coque conçue pour garder le rendement d'une coque à déplacement tout en autorisant une vitesse plus élevée que celle qu'un bateau à déplacement atteint normalement. Pour un propriétaire, cela se lit en consommation de carburant et en autonomie à l'allure de croisière, les deux chiffres qui décident du coût réel d'exploitation d'une saison.
Le dessin est signé du studio londonien Sturge & Toth, qui puise dans la Belle Époque mais garde un profil contemporain, une coque concave qui se raccorde à un tableau arrière arrondi, et des détails en teck. Sur le sun deck, un jacuzzi à fond de verre se trouve juste au-dessus de l'espace repas extérieur du pont principal, séparé par un verre commutable qui passe de translucide à transparent.
Où il se situe sur la liste d'un acheteur
La tranche de 24 à 46 mètres est la partie la plus disputée du marché, avec des créneaux chez Benetti, Sanlorenzo et Heesen qui visent le même acheteur. SES entre sur la provenance, cinquante ans de construction custom, plus la signature d'un architecte naval et une coque pensée d'abord pour l'efficacité, pas seulement sur le prix.
Qu'un chantier full custom ajoute une ligne semi-custom en dit long sur l'endroit où se trouve le travail. Cela indique à l'acheteur que le champ des chantiers en lice pour une construction sous les 500 GT s'élargit, et qu'un constructeur connu pour ses pièces uniques cherche désormais des commandes récurrentes et des délais plus courts. C'est plus de choix sur la liste, au bénéfice du propriétaire.