Esquel (concept)

- Concepteur et statut : concept Oceanco, extérieur de Timur Bozca, étude de style non construite
- Longueur hors tout : 105 mètres
- Type : concept de yacht d'exploration extrême
- Largeur : 17,5 mètres, tirant d'eau d'environ 4,3 mètres
- Jauge brute : environ 5 000 GT
- Architecture navale : Oceanco et Lateral, intérieur Gina Brennan
- Propulsion : diesel-électrique, autonomie d'environ 7 000 milles nautiques, vitesse de pointe autour de 16,5 noeuds
- Capacités : coque classée polaire, embarque deux sous-marins, des véhicules terrestres et un hélicoptère
Un concept visé vers les extrémités du monde
Esquel est une déclaration d'intention plutôt qu'un yacht à l'eau. En tant que concept, il permet à Oceanco d'explorer jusqu'où son ingénierie peut être poussée vers un usage d'exploration réel. Le cahier des charges imagine une navigation du pôle Nord au pôle Sud, ce qui le place bien au-delà de la portée de la plupart des grands yachts. Les concepts de ce genre parviennent rarement à la construction, et Esquel doit se comprendre comme une étude de style.
Sa valeur tient à ce qu'il signale des ambitions du chantier. Publier un dessin d'exploration extrême maintient Oceanco associé à l'ingénierie dure plutôt qu'au seul style. Il reprend la pensée d'efficience derrière LIFE Design et la dirige vers l'endurance et l'autonomie. Qu'un client le commande ou non, il cadre le type de projet que le chantier est prêt à tenter.
Une coque à étrave droite pour la glace
Timur Bozca a créé l'extérieur, avec Gina Brennan comme styliste d'intérieur et une architecture navale d'Oceanco et de Lateral. Le dessin utilise une coque à déplacement à étrave droite, une forme adaptée pour percer des eaux froides et difficiles. À 105 mètres et 17,5 mètres de largeur, il a le volume nécessaire pour embarquer l'équipement qu'une expédition exige. La coque renforcée porte une classification polaire dans le cahier des charges du concept.
Le style est fonctionnel plutôt que décoratif, façonné par ce que le yacht doit faire. Une superstructure vitrée arrière abrite une piscine et un espace bien-être avec des vues panoramiques sur le paysage auquel il fait face au mouillage. L'allure se rapproche d'un navire de recherche plus que d'un superyacht conventionnel. Cette honnêteté de forme fait partie de l'attrait du concept.
Un concept dessiné pour naviguer d'un pôle à l'autre, en embarquant sous-marins et véhicules terrestres.
Autonomie, classe glace et fret lourd
Le concept prévoit une propulsion diesel-électrique compacte, choisie pour l'efficience et l'autonomie loin de tout soutien. Une autonomie de croisière d'environ 7 000 milles nautiques lui permettrait d'opérer dans des régions dépourvues d'infrastructure d'avitaillement. Sa vitesse de pointe est modeste, autour de 16,5 noeuds, ce qui convient à l'endurance plutôt qu'au sprint. C'est ce chiffre d'autonomie qui sépare un vrai dessin d'exploration d'un yacht déguisé en explorateur. La coque renforcée et classée glace est ce qui rend le cahier des charges polaire crédible.
C'est sur la capacité de fret que le concept devient ambitieux. Il est conçu pour embarquer et mettre en oeuvre deux sous-marins, des motos et des véhicules terrestres, aux côtés d'un garage à tenders de 230 mètres carrés pour semi-rigides, jouets nautiques et matériel de plongée. Un hélicoptère peut également être embarqué. Manipuler tout cela en mer, en sécurité, est le problème d'ingénierie que le concept se pose.
Le confort au bord de la carte
Esquel associe une capacité en milieu hostile au confort attendu d'un Oceanco. Un vaste pont principal d'environ 200 mètres carrés ancre les espaces de vie, et la piscine fermée et l'espace bien-être permettent aux invités d'utiliser le yacht par temps froid. L'intérieur de Gina Brennan est imaginé comme un refuge contre les extrêmes du dehors. L'idée est un camp de base qui se trouve être un superyacht.
La vie à bord tournerait autour des expéditions que le yacht rend possibles, de la plongée et des descentes en sous-marin aux excursions à terre en véhicule. L'espace bien-être vitré offre un poste d'observation abrité sur la glace ou la côte. Comme il s'agit d'un concept, le détail intérieur reste illustratif plutôt que fixé. Ce qui est décrit, c'est une façon de vivre dans des lieux que la plupart des yachts ne peuvent atteindre.
Pourquoi un chantier publie un bateau qu'il n'a pas vendu
Esquel n'a pas de propriétaire, pas de date de livraison et pas de commande confirmée. Il existe pour montrer ce qu'Oceanco pourrait construire si un client demandait une vraie portée polaire. Le nom vient d'une météorite faite de métal et de cristal, ce qui convient à un dessin destiné à voyager loin. Il figure aux côtés des unités livrées du chantier comme un marqueur d'intention plutôt que comme un produit à vendre. Les yachts d'exploration se sont développés comme catégorie, et des concepts de ce genre positionnent le chantier sur cette demande.
Pour un acheteur potentiel, il est un point de départ de discussion plutôt qu'une spécification finie. Le yacht réel, s'il était construit, évoluerait à travers la même collaboration avec Lateral et des designers extérieurs qui façonne la flotte livrée d'Oceanco. Comme concept, il fait un travail utile, en gardant le nom du chantier attaché au type de navigation le plus exigeant. C'est la fonction que sert une étude comme Esquel.
Design
- Design extérieur: Timur Bozca Design (with stylist Gina Brennan)
- Design intérieur: Gina Brennan (styling)
- Architecture navale: Lateral Naval Architects and Engineering
Pour qui: Un propriétaire qui veut atteindre les eaux polaires et les zones reculées avec l'équipement d'une flotte de recherche et le confort d'un superyacht.